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Dès les premières semaines du conflit en août 1914 et comme dans toute guerre, la collecte de trophées pris à l'ennemi - casques, calots, armes, ceinturons, etc... - permet aux soldats de se constituer des souvenirs ou de les céder fièrement à sa famille. La guerre de positions s'installant après quelques mois, les déchets métalliques créés par lee munitions des combats et le déluge d'artillerie concentrés sur des zones où le front bouge à peine s'accumulent. Du cuivre, du laiton, du bronze, de l'acier, de l'aluminium sont à disposition en profusion sous forme d'armes, d'équipements personnels, de douilles, d'obus, de fusées d'artillerie, de grenades, d'éclats, etc...
Petit à petit des soldats plus habiles que les autres se mettent à collecter et transformer ces pièces inertes en souvenirs élaborés et parfois annotés ou signés. Au fil du temps ces objets initialement personnels s'échangent ou se monnayent et des ateliers s'organisent parfois. Cet "artisanat de tranchées" mérite également le nom d' "art des tranchées" par la créativité artistique qui s'en dégage souvent.
Il est intéressant de noter que la nation la plus prolifique dans cette pratique semble avoir été la France. A l'inverse, les souvenirs de guerre Allemands de ce type sont très rares : soumis à un sévère blocus maritime, le IIe Reich ne pouvait pas importer certains métaux (et en particulier le cuivre) nécessaire à sa puissante industrie de guerre. C'est avec la substitution par des métaux et alliages moins nobles, ainsi que le pillage des contrées envahies et le recyclage systématique des objets récoltés sur les champs de bataille que le pays dût compter pour pourvoir à ses besoins gigantesques en matériel et munitions. De ce fait il était formellement interdit aux soldats Allemands de conserver ou transformer en souvenirs les munitions et autres objets militaires échoués sur le front.
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En France, après la guerre, rares étaient les foyers qui ne possédaient pas dans leur bureau, leur pièce de vie, ou sur leur cheminée, un souvenir de poilu. Or la Grande Guerre fut le plus souvent pour les soldats qui y participaient et pour ceux qui en sont revenus une expérience incommunicable de violence, de terreur et de misère Le lettres qu'écrivaient ces hommes à leurs proches, leurs histoires racontées au cours de leurs permissions, leurs souvenirs de guerre contés au coin du feu étaient souvent adoucis, les images les plus terrifiantes de ces années d'horreur restant enfouies dans leur tête pour protéger leur famille, pour se protéger eux-mêmes.
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Et cette réalité produit un aspect fascinant de l'artisanat de tranchées : que voyaient vraiment les vétérans de guerre dans ces artistiques presse-papier, vases, bagues, briquets, encriers, ... que leurs familles ne voyaient pas ?
Tentons de nous mettre brièvement à la place de l’ancien combattant qui avait ramené à la maison le souvenir figuré à gauche, daté de 1918. Réalisé sur base d'une fusée allemande explosée, cet objet trônait maintenant sur la cheminée du foyer familial. Pour ses proches à l'époque, il possédait probablement une certaine charge émotionnelle associée à la survie de l'être cher, et peut-être des qualités esthétiques.
Mais le vétéran, lui, qui avait ramassé cette fusée tueuse d’hommes encore chaude peut-être sur un champ de bataille fumant et bouleversé, à l’issue d’un violent bombardement destiné à le broyer, le gazer ou l'ensevelir, sous le vacarme duquel il avait été épouvanté et terrifié, et au cours duquel plusieurs de ses camarades aveient peut-être été tués ou atrocement mutilés... quelles images, bruits, odeurs et cris terribles revenaient en sa mémoire et gardait-il soigneusement pour lui lorsque, dans un silence recueilli, il regardait les barbes qu'arbore cet étrange et élégant objet d'art et qui ne sont autres que de terribles éclats d'acier déchiqueteurs de chair ?
A la mort du papy ou de sa veuve, ces objets soudain privés d'histoire et devenus ramasse-poussière furent souvent jetés, ferraillés, revendus ou enfouis dans les greniers.
Examinons-en quelques exemplaires.
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Le simple poids d'une fusée massive allemande, même tronquée, et l'éclat de son laiton suffit à créer un presse papier esthétique et chargé de souvenirs. Ici, cette fusée percutante de culot BdZ06 a été sciée sous le pas de vis de 51.5mm pour ôter la queue détonateur, et soigneusement polie.
Seuls les marquages de la fusée sont présents ('Bd.Z.06 - Sp.10 - C5671').
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Il est impossible que ce trophée date de la guerre Franco-Prussienne de 1870-1871 puisque cette antique fusée fusante Schr Z c/73 allemande est d'un modèle conçu en 1873 complètement obsolète en 1914. Peut-être fut-elle utilisée en 1914-1918 avec de vieux stocks d'obus et ramassée sur un champ de bataille ? Ou bien s'agit-il d'un souvenir d'avant guerre ?
La base filetée de la fusée a été sciée et bouchée par une feuille de métal, sur laquelle ont été soudées trois balles de shrapnel en plomb en guise de pieds. Pas de marquages.
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C'est une fusée russe à double effet de 12 secondes modèle 1891 montée sur une section d'ogive, simplement équipée de pattes qui constitue ce simple presse-papiers.
Il ne semble pas y avoir d'autres marquages que ceux du disque du plateau mobile du système fusant. Photo Patrice Colin
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Un peu plus sophistiqué qu'une fusée seule, ce presse-papier est composé d'une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 et du culot d'un obus à balles à charge arrière de 7.7 cm également allemand, reconnaissable à ses gorges de sertissage. Rien n'explique la bande de couleur bleue au-dessus de la ceinture du culot.
La seule inscription visible est celle de marquage d'origine de la fusée, 'Dopp Z c/92 - Sb.'.
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Variante du presse-papier précédent, celui-ci, toujours basé sur une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 , est cette fois montée sur la section inférieure d'une douille d'obus de 75mm dont les marquages sont largements masqués par la fusée et ne donnent que peu d'indices ('L 1906 D - RENNES')
Outre celles-ci, la seule insription visible est celle de marquage d'origine de la fusée, 'Dopp. Z. 92 - Sb.'.
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Autre usage bien pratique du poids important des fusées allemandes transformées en souvenir de guerre, le presse-livres ! Réalisé avec une fusée à double effet allemande Dopp Z 15 montée sur un socle en bois rudimendaire en forme d'équerre, il est possible que celui-ci soit l'un des deux exemplaires d'une paire d'objets identiques.
Les inscriptions de la fusée ('Dopp Z 15 - u.m.g - P.') sont les seules visibles sur ce souvenir.
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Ce presse-papier est fabriqué sur base d'une fusée turque à double effet pour canon de 75mm M 1903 de fabrication allemande.
Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.
La fusée est montée sur un socle en bois rudimentaire et est accompagnée de 6 balles. Les 4 pieds sont également des balles dont l'ogive a été sciée.
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Ce joli presse-papiers exploite l'éclat du cuivre et de l'aluminium qui composent cette élégante Fusée russe à double effet de 30 secondes. L'artisan qui l'a réalisé parfait son évidente affinité pour les matières par un socle sculpté dans du bois de bonne qualité et incrusté de nacre.
Seuls les marquages d'origine de la fusée sont présents, en chiffres romains et en cyrillique.
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Pas d'autres matériau que le laiton pour ce joli presse-papier : celui d'une fusée française à double effet 30/55 Mle 1889 comme corps principal, et celui d'une douille pour le socle ainsi que pour le motif végétal qui prend la forme d'une couronne de lauriers.
Pas d'autres inscriptions que les chiffres de réglage du système fusant du barillet.
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C'est une nouvelle fois une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 qui sert deebase à ce presse-papiers, simplement montée sur un socle en aluminium tout aussi simple. Ceci n'empêche pas l'ensemble de montrer une certaine allure.
Il n'y a aucune annotation, seule les marquages de la fusée sont présents ('Dopp.Z.92 f.10cmK').
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Ce socle imposant en bois léger forme un beau présentoir pour cette fusée allemande ZsumWM pour minenwerfer lourd et moyen , mais si les marquages de la fusée 'Z.s.u.m.W.M. - Rh.M.F.1917' sont normaux pour ce modèle utilisé pendant la Grande Guerre, ceux du socle semblent raconter une histoire intéressante et originale.
En effet l'indication 'Cie P.G. 176' présente sur une face du socle, et celle '171' sur l'autre ne correspondent à aucune piste de la Grande Guerre, mais semblent bien pointer sur une piste plausible datant de... la seconde guerre mondiale : après 1944 la France avait organisé ses unités de prisonniers Allemands en "compagnies de prisonniers de guerre" au sein desquelles chaque interné avait un numéro en trois chiffres.
Cet objet pourrait donc être une récupération d'un trophée de tranchées de la Grande Guerre par le prisonnier Allemand n°171 de la Compagnie de prisonniers de guerre n°176 après 1944. Je n'ai pas été capable de localiser cette compagnie.
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La particularité de cet ensemble assez élaboré réside dans le fait que la nationalité de la fusée qui en est le centre, une fusée britannique à double effet N°80, ne colle pas bien avec la mention 'Verdun' sur le panneau arrière en cuivre joliment décoré d'un motif bosselé de chardons, monté sur la plaque de base dans la même matière gravée de chardons également et décorée de auatre balles allemandes dont la chemise a été ouverte comme une banane.
Quelques explications plausibles permettent de répondre à ce mystère, puisque les troupes Britanniques ne furent jamais engagées dans ce secteur du front :
- l'armée française utilisa rarement des pièces d'artillerie lourde de fabrication anglaise, ce pourrait être la fusée d'une munition d'une de ces armes
- l'armée américaine était équipée partiellement de canons de design britanniques et intervint en 1918 dans ce secteur
- ce souvenir de Verdun pourrait avoir été reconstitué après guerre, et la fusée ne pas être celle qui l'ornait initialement
Le panneau arrière porte la mention 'Verdun', et la fusée est équipée de ses marquages d'origine, trop effacés hélas que pour donner des indices éventuels.
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Cette pièce est l'une des plus impressionnantes de ma collection, pour la charge émotionnelle qu'elle embarque.
Alors que la vaste majorité des objets mettent en scène des fusées plutôt en bon état esthétique, celui-ci au contraire exploite les formes tourmentées d'une fusée percutante allemande LKZ 16 explosée, dont la banale forme conique en aurait fait une bien mauvaise candidate à une composition artistique si elle avait été intacte.
Le contraste est saisissant entre les formes pures du socle en cuivre décoré d'une étoile à cinq branches en relief, et l'aspect sauvage des éclats encore attachés à la fusée délabrée par l'explosion. Il renforce l'impression de léthalité de la tête d'obus, qui fut un jour projetée dans les airs et à grande vitesse armée de ces terribles appendices à la recherche de chairs à déchiqueter...
La fusée ne montre plus aucun marquages, qui étaient situés dans la partie déchiquetée. Par contre une annotation gravée très intéressante : 'Neuilly saint Front - 1918' montre que ce souvenir commémore vraisemblablement la participation d'un soldat Français aux combats qui se sont déroulés dans cette commune au sud de Soissons lors de la seconde bataille de la Marne soit en mai 1918 lorsque l'offensive Ludendorff permit aux Allemands de s'emparer de cette localité, ou en juillet 1918 lorsqu'il fut repris par un assaut français accompagné de blindés légers Renault.
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Voici une autre très jolie pièce de type présentoir, construite autour d'une fusée percutante HZ 14 allemande enchassée dans une tôle fine de laiton ornée de feuilles de lierre portée par quatre balles de fusil Mauser allemand. Mais cet ensemble déjà bien esthétique est complété par un impressionant et très martial panneau arrière figurant le symbôle des troupes du génie découpé dans une fine tôle de laiton et entouré de différents outils typiques de l'arme : pelle, pioche, battoir, gaffe, ancre.
La fusée ne porte que l'insciption 'HZ14'. La cuirasse du panneau arrière porte l'annotation 'Chemin des Dames - 1915 - 2e Génie'. Cette unité basée à Montpellier fournit en nombreuses compagnies du génie dans les unités combattantes du front tout au long de la guerre.
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La fusée percutante allemande ZsumWM pour bombe moyenne et lourde de tranchée qui trône au sommet de ce très élégant présentoir est dans un état impeccable : aucune oxydation, peu de rayures, plateaux tournant encore.
Le socle est également remarquable, sculpté dans un beau bois enchassé de cuivre et décoré de balustrades, donnant au tout un petit air noble de bibelot de salon Empire.
Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'ZsumWM - 1916 (entouré de soleils levant)'.
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Si la petite fusée percutante française de 24/31 Schneider mise en scène sur ce présentoir est d'une taille bien plus modeste que les massives fusées allemandes habituellement utilisées par l'artisanat de tranchées, ceci permet une impressionante mise en valeur de la feuille en laiton stylisée avec des motifs végétaux et floraux au creux de laquelle elle se loge.
La fusée, qui ne porte aucun marquage, est montée sur une section ogivale de l'obus et un cylindre en cuivre.
La feuille est gravée 'Somme - 1917'.
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Cette fusée percutante HZ 14 allemande a été transformée en encrier de la manière la plus rudimentaire qui soit : coiffe retirée donnant accès au logement central du système percutant absent, et queue sciée et remplacée par une embase en laton soudée.
Simplissime et fait le job, mais aucune intention artistique !
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Encrier simplement constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, mais sans aucun socle.
Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.
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Cette Fusée lWMZdr2 allemande pour minenwerfer léger n'a subi que de petites transformations pour devenir ce très simple encrier. Comme dans la plupart des cas, le logement du mécanisme percutant a été évidé pour faire la place au réservoir d'encre, la coiffe rendue amovible pour servir de couvercle, et la queue sciée.L'originalité réside dans l'insertion d'un disque supplémentaire en laiton au-dessus du disque gradué de la fusée, afin de créer assez de hauteur pour intégrer le réservoir.
Seuls les marquages de la fusée sont présents : 'Serpentin - L.W.M.Zdr.2 - (symbôle RheinMetall) - 1916 - (symbôle RheinMetall)'.
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Le poilu qui a réalisé cet encrier a dû improviser un peu puisqu'il n'a pu récupérer que la partie supérieure d'une fusée à double effet allemande Dopp Z 96 n/A pour contruire un encrier. Il a donc reconstitué la partie absente avec une pièce grossièrement moulée en aluminium dont la forme n'évoque que vaguement la forme du bas de la fusée et d'une ceinture de guidage. .
La tête porte ses inscrptions classiques 'Dopp.Z.96 n/A' et des graduations de 0 à 71.5 (la plus longue des durées existantes parmi les variantes de ce type de fusées). La base est annotée d'une grossière mais intéressante annotation 'Campagne 1914 - 15 - 16'.
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Celui qui a réalisé cet encrier simple a bien eu de la chance de pouvoir disposer d'une volumineuse Fusée russe à double effet de 45 secondes , en très bon état et plutôt rare, dont la masse importante et la noblesse des matéraux (aluminium et laiton) lui ont semblé suffisants à eux-mêmes pour son oeuvre.
Une charnière a été montée sur l'ogive de tête pour accéder au puits central vidé du système percutant afin de laisser place au réservoir d'encre. Une ceinture d'obus en cuivre a été adaptée à la base pour servir de socle, et le tour est joué !
Il n'y a pas d'annotations, la fusée possède seulement ses marquages en chiffres romains et en caractères cyrilliques.
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Encrier réalisé avec une fusée percutante belge pour canon de campagne de 7.5 cm et 8.7 cm , encore vissée sur l'ogive d'un obus explosif. Le mécanisme percutant a été retiré et la tête peut être ouverte.
Le socle en bois est simple, il n'y a pas d'annotations permettant d'identifier l'origine de ce souvenir. Photo Luc Malchair
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Il n'y a pas que les fusées d'artillerie qui servirent de base pour la réalisation d'encriers. Celui-ci a été réalisé avec pas moins de 66 balles de fusil français Lebel de 8mm, soudées ensemble dans un motif dont la base est une forme d'étoile à 6 branches, et avec un second étage hexahonal bâti autour d'un réservoir à encre central.
Le fusil français 'Lebel' Mle 1886 de 8mm avait été adopté en 1887 en remplacement du modèle 'Gras' Mle 1874. Cette arme un peu encombrante par sa longueur et dont le magasin a munitions cyindrique se rechargeait lentement (cartouche par cartouche) possédait néanmoins des caractéristiques balistiques satisfaisantes.
Les munitions originales 'cartouches à balles Mle 1886 M' incorporaient des balles de 15 grammes à méplat, dont le noyau en plomb était recouvert d'une chemise en 'maillechort' - allisage de cuivre, zinc et nickel - sauf sur la base de la balle où il demeurait visible.
Ces munitions furent remplacées par la suite par des 'cartouches à balles Mle 1886 D' dont l'étui contenaient une poudre plus performante mais surtout dont la balle, désormais en laiton massif, était plus légère (12.8 grammes) et possédait une forme ogivale très aérodynamique. Ces propriétés permettait d'augmenter considérablement la vitesse initiale, la portée et la précison de l'arme. Ces munitions étaient le type réglementaire et massivement utilisé en 1914. Source : https://parmontsetparforts.fr/cartouches-lebel/
C'est le premier type de munitions originales type M, dont il devait rester des stocks utilsés pendant la Grande Guerre, qui a été utilisé pour cette oeuvre. Le symbôle 'S' encore visible sur certains méplats est la marque (non identifiée) du fabricant de l'alliage de la chemise.
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Encrier réalisé sur base d'une belle fusée allemande à double effet HZ05 en aluminium et en laiton. Elle est placée sur un socle en bois relativement simple et la tête a été dotée d'une charnière pour accéder au réservoir à encre situé dans le logement évidé du système percutant.
Le tout est complété d'une ceinture d'obus en cuivre modelée en forme de fer à cheval et munie de 4 balles de fusil Mauser allemand.
La fusée possède ses marquages : 'H.Z.05 - Sb12', ses graduations de 3 à 53, et ses marques de réglage; aucune annotation personnalisée n'est visible sur l'ensemble.
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On ressent une certaine volonté artistique dans cet encrier pourtant simple fabriqué sur base d'une fusée percutante allemande KZ 14 en aluminium et acier dont la tête a été munie d'une charnière pour accéder au réservoir à encre.
C'est plus particulièrement le socle en laiton sur lequel est enchâssée la fusée qui porte la dimension artistique : vraisemblablement fabriqué dans du métal de douille d'artillerie, son pourtour est décoré de découpes en motifs stylisés.
La fusée porte le marquage 'KZ 14 * - G.C.15'.
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Cet intéressant encrier utilise le corps d'une fusée percutante allemande KZ 14 dont la tête a été équipée d'une charnière pour abriter un encrier dans le logement réservé au système percutant. La fusée est attachée à un simple socle en bois.
Le côté décoratif original est apporté par le petit avion qui surplombe la pièce, mais il amène également un certain mystère puisque le type de cet avion est plutôt représentatif de modèles de l'entre deux guerres.
Les seules inscriptions présentes sont celles de la fusée 'K.Z. 14 - ? 15'
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Cette oeuvre impressionne surtout par sa taille et ses proportions bien conçues, par l'emploi d'une belle fusée allemande à double effet HZ05 encore montée sur une ogive d'obus, posée sur un large socle rond en bois sculpté.
C'est à l'esthétique de ce type de fusée allemande particulièrement complexe, du contraste des matières (laiton, aluminium, acier et bois) et des formes utilisées que naît la dimension artistique de l'ensemble. Une charnière a été montée sur la tête de la fusée pour donner accès au réservoir à encre.
Les seules inscriptions présentes sont celles de la fusée 'H.Z.05 - Sb 15', avec les marques de réglage et les graduations de 3 à 53.
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Encrier réalisé avec une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 , dont le capuchon de tête a été modifié pour se dévisser plus facilement et accéder au réservoir à encre. Le socle en bois est orné de deux balles ouvertes permettant de poser un stylo.
Les inscriptions de la fusée ('DoppZ92 f.10cmK - Sp.') sont accompagnées d'une annotation composée de deux initiales stylisées 'L G', probablement les initiales de son propriétaire.
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Cet autre encrier prend un peu l'aspect d'une grande mosquée, avec le dôme fanriqué dans une fusée à double effet allemande Dopp Z 91 , dont le capuchon de tête pivote pour donner accès au réservoir d'encre, et 4 balles de fusil vraisemblablement françaises comme tours aux quatre coins du socle en bois.
Pas d'annotations personnelles, seules des inscriptions de la fusée ('DoppZ /91 - J.') sont visibles.
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Je qualifierais de simple cette oeuvre basée sur une fusée allemande à double effet HZ05 Gr un peu abimée par son usage, sans les points remarquables suivants :
- la fusée est du type rare 'LB' c'est à dire à durée de combustion allongé,
- la coiffe amovible (dévissable) pour accéder au réservoir à encre est équipée d'une petite anse en cuivre,
- le socle en bois sculpté est élégant et garni de feuilles de laiton
La fusée possède ses marquages : 'H.Z.05 Gr LB - Sp 17 M.', ses graduations de 3 à 70, et ses marques de réglage; Il n'y a aucune annotation visible.
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Encrier réalisé avec une fusée russe à double effet de 30 secondes dont le mécanisme percutant central a été retiré pour laisser place à un récipient pour encre. Le pas de vis mâle de la coiffe de la fusée a été scié et celle-ci a été munie d'une charnière.
Inhabituellement, la pièce est montée sur une belle et grande plaque de marbre rouge avec une rainure destinée à placer des stylos.
Pas d'autres annotations ou marquages que ceux - en cyrillique et chiffres romains - de la fusée elle-même.
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Le marbre est rarement utilisé comme matériau pour l'artisanat de tranchées, sa disponibilité sur le front étant plus rare que celle du bois. Dans ce cas-ci, c'est une plaque en marbre vert qui a été choisie comme socle d'une fusée percutante allemande KZ 14 en laiton et acier. La coiffe s'ouvre sur l'encrier interne grâce à une charnière.
Le socle repose sur 4 pieds. Les deux pieds arrière sont des munitions de fusil Mauser allemandes, traversantes. Les deux pieds avant ne sont que la base de l'étui de la cartouche de ces mêmes types de munition, surmontées de balles de schrapnel.
Les marquages de la fusée sont effacés et il n'y a pas d'annotation personnalisée.
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Encrier réalisé avec la partie supérieure d'une fusée allemande à double effet HZ 05 Gr, du culot d'un obus à balles à charge arrière de 7.7 cm également allemand, reconnaissable à sa chambre creuse, ses gorges de sertissage, et d'une ceinture de cuivre d'un obus probablement non tiré (absence de stries) et de fort calibre, formé en fer à cheval et garni de pointes.
Le culot est recouvert d'une feuille de laiton (probablement prélevée sur une douille) et gravée de deux formes d'obus.
L'arc en fer à cheval est gravé "Fort de Manonviller - 1914", du nom de ce fort français de Meurthe et Moselle entre Toul et Epinal qui tomba en 1914 après un intense bombardement par des calibres jusqu'au 42cm et fut repris en septembre 1914 par l'armée Française.
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Une autre version d'encrier avec fusée, culot et arceau en fer à cheval, cette fois composé d'une fusée française à double effet 30/38 Mod 1884, d'un culot d'obus français à mitraille de 90mm reconnaissable à ses alvéoles à balles et son fond convexe, et d'un arc en métal en forme de fer à cheval orné de fleurs de lys et de croix de Malte et portant des crochets pour y suspendre des stylos. Deux petits obus en métal brillant complètent l'ensemble.
Le fond du culot et l'arc sont recouverts d'une peinture dorée. Une charnière permet de basculer le barillet de la fusée. Pas d'autres inscritions que celles de la fusée 'ECP-3 97 - 30 38'.
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Voici un encrier particulièrement élégant, basé sur une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 , dont le capuchon de tête, équipé d'une pointe évoquant celles des casques allemands de 1914-1915 se dévisse et permet d'au réservoir à encre.
Un socle à 4 pieds a été coulé avec de l'aluminium, et un porte plumes en cuivre massif en forme de harpe muni de 4 cornes est fixé à la fusée par insertion dans un des orifices d'évacuation des gaz.
Les bras de la harpe sont reliés par deux barres portant les lettres stylisées 'A.P.', vraisemblablement les initiales du créateur de l'objet, ou une dédicace. La fusée porte ses inscriptions ('DoppZ92 - Sp.').
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Cette fois cet ensemble dégage une atmosphère vaguement asiatique, avec le motif arrière en porte plume évoquant un portail japonais. Ce motif ainsi que le socle sont coulés dans de l'aluminium, servant d'écrin à une fusée à double effet allemande Dopp Z 96 n/A , dont le capuchon de tête, qui peut se dévisser pour accéder au réservoir à encre est aussi munie d'un motif en aluminium.
Le motif sur la tête du bouchon porte les lettres 'B S D', alors que la fusée est marquée 'Dopp Z.96 n/A' et est gradué de 2 à 63.
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Cet encrier particulièrement original utilise le sabot d'un cheval (conférant à l'ensemble une connotaion un peu sinistre...), orné de clous en cuivre et ferré du le même métal, comme socle pour un encrier fabriqué avec la partie fixe d'une fusée à double effet allemande Dopp Z 96 n/A
La pièce est garnie d'un fond en forme de fer à cheval en cuivre équipé de petits leviers mobiles en laiton manoeuvrant l'orientation de balles ouvertes.
L'extrémité de la fusée a été équipée d'un appendice en cuivre en forme de pointe de casque allemand, et se dévisse pour accéder au réservoir en métal soudé au corps de fusée. Pas d'annotations complémentaires aux marquages de la fusée : 'Dopp Z 96 n/A'.
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Pas de fusée d'artillerie pour cet encrier fort original, mais bien une section de pale d'hélice en bois provenant d'un avion inconnu, dans laquelle est enchâssé un encrier en verre. La section de pale a été sculptée en biseau sur la face supérieure, et les deux e,coches à l'arroère laissent à penser que l'ensemble était probablement initialement doté d'un motif décoratif arrière aujourd'hui disparu.
Il n'y a hélas aucune inscription ou annotation qui permette de donenr un début d'indice supplémentaire d'identification.
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Encrier réalisé avec une fusée percutante HZ 14 allemande placée sur une feuille de cuivre découpée dans une douille et munie de 4 pieds.
Des pièces en cuivre plus rouge sont soudées sur deux coins de la feuille, ainsi que deux balles de fusil allemandes avec leur cartouche. Une charnière permet d'ouvrir la tête de la fusée pour accéder à l'encrier qui a pris la place du système percutant.
Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O - Siemens 15'. |
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C'est une belle fusée allemande à double effet Dopp Z 92 nF qui a ici été transformée en encrier en évidant le puits du système percutant et en dotant la tête originale d'une boucle en laiton en facilitant le dévissage.
Outre l'utiliqation d'une fusée relativment rare, l'originalité de cette oeuvre réside particulièrement dans le motif artistique de la plaque en laiton servant de base, avec ses sillons repoussés dans le métal.
Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'Dopp.Z.92nF - Sp.18'. |
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Cet ensemble est étonnemment basé sur une association hétéroclite entre une tête d'ogive de fusée allemande à double effet Dopp Z S/43 et d'un corps de fusée britannique à double effet N°80, placés sur un support doté d'un panneau de fond avec rabats tous deux en cuivre de douille.
Un même motif de décoration de lierre et liseron stylisé et appliqué par gravure sur la base, et bosselage sur le fond.
Un crochet en laiton est soudé sur le corps de la fusée anglaise. Il n'y a pas d'autres inscriptions que celles des fusées. |
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Cet encrier me donne l'impression d'un projet plutôt ambitieux, au vu de la taille du socle en bois sculpté, mais qui se termine avec une composition un peu décevante.
Le centre de l'oeuvre est la partie inférieure d'une fusée percutante HZ 14 allemande en laiton dont la coiffe a été enlevée (ou est manquante). Un réservoir à encre en laiton et à section interne rectangulaire a été inséré dans puits central où se trouvait le système percutant.
Sur la base sont disposées des balles de fusil : une balle de type D de fusil français Lebel aux 4 coins, et deux balles de fusil allemand Mauser devant la fusée. Deux sections de ceinture d'obus de cuivre sont posées sur le socle, et deux autres dont dressées à l'arrière, se terminant en forme de spirale, et mumies d'encoches pour recevoir des portes-plume.
Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 - O - J 16 - 55'.
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Composition riche et complexe dont la partie principale consiste en une fusée percutante allemande KZ 14 en acier et laiton, dont la coiffe, surmontée d'une balle 'D' de fusil Lebel français, peut s'ôter pour donner accès au puits central vidé du système percutant et transformé en réservoir d'encre.
La fusée est posée sur une plateforme faite d'une tôle fine en laiton supportée par 4 munitions type D de fusil Lebel, traversantes, et garnies de 4 autres balles du même type. Une chaînette - disparue - reliait les ogives des 4 pieds
Cet ensemble central est posé sur un large socle en bois recouvert d'une feuille de laiton. La devanture de ce socle est garnie de 9 balles de fusil Mauser allemand également reliées par une chaînette. Je compte restaurer le tout. Une légère impression d'incomplétude se dégage du fait de l'absence de structure à l'arrière de la pièce.
Il n'y a pas d'annotation ou de dédicace, et les marquages de la fusée sont invisibles.
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Superbe encrier jouant avec le contraste des matières et bénéficiant d'une réalisation très soignée. La pièce centrale est ici une fusée percutante HZ 14 allemande en laiton, surmontée d'un magnifique modèle réduit de casque à pointe en cuivre, aluminium et laiton. La partie supérieure de la fusée est équipée d'une charnière permettant de l'ouvrir et accéder au puits central évidé et transformé en réservoir d'encre.
La fusée est posée sur un lit d'impressionnants éclats massifs d'obus explosif, probablement de calibre 150 ou plus au vu de l'épaisseur des parois et les rayons de courbure, savemment disposés. Le tout est placé dur un socle en bois sculpté.
Le contraste est saisissant entre la fusée et le casque rutilants et esthétiques, et les sinistres et sombres éclats en acier dont on devine la léthalité qui semble ainsi évoquée...
Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée, partiellement masquées par le casque à pointe : 'H.Z.14 * - (Symbôle Siemens) 15'.
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Pièce impressionnante par sa taille et son esthétique en forme de monument, cet encrier est composé d'une ogive équipée d'une fusée française percutante de 25/39 Mle 1875 formant encrier, posée sur un socle en bois recouvert d'une feuille de laiton lisse. Aux quatre coins de la base, des fusées françaises à double effet de 22/31 Mle 1897 sont érigées, relies entre elles par une chaîne en laiton.
A l'arrière, deux cartouches de fusil français Lebel supportent une forme en fer à cheval enchâssée de balles recourbées, entourant une plaque en métal mat qui devait servir de présentoir à une photographie.
Ici encore, seul le marquage officiel des fusées est présent :
- 'R.29.96. - 77' pour la fusée percutante au centre,
- et '22 31 Mle 97 - ECP 2 99', '22 31 Mle 97 - ECP 25 07','22 31 Mle 97 - ECP 2 99' et '22 31 Mle 97 - ATS 1 05', pour les quatre fusées à barillet.
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Cette version de coupe papier est vraisemblablement celle qui s'est imposée de la manière la plus évidente sur les champs de bataille. Il arrivait fréquemment que la ceinture de guidage en cuivre des obus se sépare de ceux-ci lors de l'explosion, ou du moins était-elle relativement aisée à prélever. Ce métal mou se prétant bien au formage à froid, il était facile de le couper, l'usiner, le former, le graver et le marteler pour en faire un simple coupe-papier.
Cet exemplaire est clairement réalisé de la sorte dans un unique segment de ceinture d'obus, encore bien identifiable dans le manche avec d'un côté des rayures imprimées dans le tube du canon au moment du tir, et de l'autre le gaufrage de sertissage.
La lame porte la gravure 'Pervise', probablement une transcription francophone de la localité 'Prevyse' située sur le front Belge le long la voie de chemin de fer Nieuport - Dixmude qui faisait face à la zone innondée, et dans laquelle se situait un célèbre observatoire d'artillerie construit dans la tour d'une église détruite, encore visitable de nos jours.
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La forme la plus habituellement prise par les coupe-papier de l'art des tranchées est celle d'une lame en cuivre issue d'une douille ou d'une ceinture d'obus, montée sur une cartouche de fusil.
C'est le cas ici avec cet exemplaire composé d'une munition de fusil dont la balle a été sciée pour loger une lame en cuivre façonnée en une forme inspirée de celle d'une fleur de lys et d'une feuille de laurier.
La lame porte la gravure 'Guerre 1014-15-16', et le culot de la douille de la cartouche est marqué 'REM - UMC - 7mm', ce qui semble permettre de l'identifier comme une munition de fusil Remington 7mm (ou '.30).
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Ce coupe-papier aux formes vaguement arabisantes est composé d'une lame en cuivre issue d'une douille d'obus ou d'une ceinture d'obus, et d'une munition de fusil.
Il n'y a pas de marquage visible sur le culot de la douille, ce qui ne permet pas de certifier son identification, mais sa forme et ses dimensions semblent indiquer une munition de fusil allemand d'infanterie Mauser Gewehr 98 de 7.92mm.
La lame est gravée d'un côté seulement et porte des initiales stylisées 'R L' entelacées.
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Sur cet exemplaire, deux cartouche de fusil (vraisembalement de fusil allemand Mauser Gewehr 98 de calibre 7.92mm) sont soudées culot contre culot par l'intermédiare d'un disque de cuivre.
Des traits de scie dans la balle opposée à celle portant une lame en cuivre laissent à penser que ce côté en était initialement équipé également.
Celle qui subsiste porte les inscriptions '1914 1915 1916 1917' sur une face.
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Un autre usage classique des munitions de fusil était leur transformation en porte-plume ou porte-crayon. L'objet ci-contre est composé de deux cartouches, vraisemblablement de fusil allemand Mauser Gewehr 98 7.92mm, soudées bout à bout par le culot.
Les balles sont entières (chemise en alliage cuivreux et coeur en alliage de plomb) mais peuvent être retirées pour être remplacées par une plume ou un crayon.
Il n'y a aucun marquage qui permette une identification plus précise.
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Aucun marquage ne permet d'identifier ce porte-plume composé de deux munitions de fusil soudées bout à bout par la base. Si les douilles resembent furieusement à celles de munitions de fusil allemand d'infanterie Mauser Gewehr 98, la forme arrondie des balles est inhabituelle.
L'une des deux balles (la plus sombre) semble pleine. Elle est un peu corrodée et ne peut être ôtée. L'autre est amovible et ne comporte plus que la chemise évidée de son noyau. Elle pouvait accueillir une plume à encre.
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La compostion de cet ustensile de bureau est classique, avec deux munitions de fusil allemand d'infanterie Gewehr 98 soudées bout à bout par le culot.
Les deux balles sont amovibles et ne sont plus constituées que des chemises en laiton évidées du noyau de plomb. L'une semble adaptée pour recevoir une plume, alors que l'autre pourrait bien l'être pour un crayon.
L'originalité de cet objet provient des gravures sur les douilles : 'Orient 1917' et des initiales 'JC L'.
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Changeons d'échelle avec cet imposant coupe papier en forme de dague. Le manche est fabriqué avec des éclats d'obus et des feuilles de lierre en acier torsadées .
La lame, réalisée dans un acier résistant à la corrosion, est gravée d'une rosace dans un médaillon intermédiaire, puis d'un motif presque effacé sur la partie droite.
Un marquage 'Fort de Loncin - 1914' semble indiquer que cet objet a été fabriqué à l'aide d'éclats et de matière ramassés sur le glacis de ce fort du nord de la position fortifiée de Liège en Belgique.
Cet ouvrage est tristement célèbre, l'explosion de son magasin à poudre le 15 août 1914 sous les coups de l'artillerie lourde de siège allemande tuant plus de 350 de ses 550 défenseurs, dont la plupart des corps reposent encore sous les ruines, visitables. La destruction catastrophique de ce fort provoqua un effet traumatisant qui précipita la chute des derniers forts résistant encore.
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Cette autre dague, aussi imposante que la précédente, affecte une forme en croissant plus élégante encore.
Le manche est composé d'un unique gros éclat d'obus sur lequel les stries d'usinage sont encore visibles. La lame en acier brillant est gravée d'un délicat motif végétal, et d'un marquage '1914 - Fort de Pontisse'.
Cet ouvrage de la position fortifiée de Liège en Belgique, situé au nord-est de la cité sur les hauteurs de la rive gauche de la Meuse près de Herstal en Belgique, était l'un des plus stratégiques d'entre eux. Résistant âprement aux assauts de l'infanterie allemande qui le surnomma 'le fort de Diable', il fut le tout premier à subir les coups des monstrueux obus de 42cm de l'artillerie de siège allemande, provoquant sa reddition le 13 août 1914 à midi après une semaine de combat.
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